Le château

Le château  de la Gaubertie se situe à Saint Martin des Combes, à 20 km de Bergerac. Ce village fait partie de la Communauté de Commune de Villamblard. Le château date des XIIème et XIVème siècles (côté terrasse). Les dépendances de ce manoir s'étendaient jadis sur une partie de la commune de Clermont.

Comme l'indique son nom, il était le domaine des Gaubert, famille notable qui possédait une maison noble dans Clermont-de-Beauregard. Les Gaubert, déjà cités dans des actes dès 1262, se retrouvent en 1319 en la personne de Pierre Gaubert, clerc, qui habite dans Clermont. A cette époque cette famille est déjà puissance et détient rentes et moulin dans les paroisses de Saint Martin des Combes et de Clermont. En 1370, Guillaune Gaubert, fils du précédent, chapelain de Clermont, rédige son testament dans lequel il précise vouloir être enterré près de l'église avec ses parents, et lègue la plus grande partie de ses biens à son frère Raymond. Parmi ceux-ci, on relève la métairie ou borie, située au milieu de terres sur lesquelles s'élève aujourd'hui le château. Le domaine est successivement appelé la Borie, la Borie de la Gaubertie puis simplement la Gaubertie. Autour de ce manoir, une grande partie du parcellaire est encore désignée sous le nom de la Grande Borie.

Les biens des Gaubert passeront aux Fayolle. Le 3 mai 1428, Philippa de Fayolle, fille d'Arnaud, donzel de Clermont, épouse Jean d'Abzac.Marie d'Abzac, issue de cette union, qualifiée de dame de la Gaubertie, apporte ce fief à son marie Jean de Véra en 1445. Originaires de Castille, Jean de Véra et sa lignée prennent désormais le nom de Véra de la Gaubertie. Guy Véra de la Gaubertie demande en 1522 à être enterré dans le tombeau de ses ancêtres en l'église de Clermont. La chapelle castrale du château ne sera construite qu'au 17ème siècle. Le 23 juin 1685, Jeanne du Véra de la Gaubertie, veuve de Guillaume de Rochon de la Peyrouse, épouse en secondes noces Pierre Joseph du Cheyron.

La famille du Cheyron du Pavillon qui a fourni un grand nombre de magistrats, officiers et hommes d'église est toujours propriétaire du château. Le pape Pie IX, a conféré le titre de comte à Paul Marie du Cheyron du Pavillon, chef de la branche de la Gaubertie.

Le manoir primitif de la Gaubertie, construit dans la seconde moitié du 15ème siècle par Jean de Véra et Marie d'Abzac, consistait en un bâtiment rectangulaire auquel était accolée une tour ronde. Elle subsiste en partie et recèle une canonnière typique de ce siècle dite cannonière à la française. Le corps de logis s'élevait sur une cave voûtée en plein cintre de la même époque comportant trois arcs-doubleaux. Au 17ème on procède à une transformation totale du site en prolongeant le manoir d'une construction flanquée d'une tour ronde symétrique à la première. En façade sud, une tour carrée et une échauguette circulaire dominent le vallon. La création d'une immense terrasse fît combler une partie des fossés creusés antérieurement. La chapelle, de la même époque fut édifier dans le prolongement de cette terrasse. A la fin du 17ème siècle, on couronna l'ensemble du château par un chemin de ronde crénelé qui obligea à surélever la toiture. Au 19ème siècle, l'architecte Cyprien Alfred-Duprat procède à d'importantes modifications intérieures et sur les ouvertures en façade.

D'après l'abbé Brugière, la Gaubertie fut incendiée pendant les guerres de religion et reconstruite peu après. Aucun document ne permet de conforter ces dires et le château ne conserve aucune trace de cette époque.